Dans la lettre - E -

écoleAlors que pour certains, c’est une "fabrique de crétins" qui vient de rouvrir ses portes en ce début septembre, Dominique Strauss-Kahn ne laisse aucun doute sur sa vision de l’école. Lui aussi refuse la langue de bois et remet en cause l’égalité formelle pour passer à l’égalité réelle en s’attaquant directement à la racine des inégalités. Pour cela, une seule solution : concentrer les moyens pédagogiques sur les élèves qui en ont le plus besoin. Mais il n’hésite pas non plus à souligner ce que peu admettent, pour s’attaquer aux inégalités, il ne faut pas s’y prendre avec le dos de la cuillère, mais bel et bien en faisant en sorte que l’Education nationale redevienne la première priorité budgétaire de la nation. Une position claire, symbole de la volonté de DSK de fonder une vision d’avenir.

Renforcement budgétaires, aides en ZEP, personnel supplémentaire en CP, démocratisation de l’entrée dans le supérieur, orientation et professionnalisation des parcours accentuées : avec tant de moyens comment peut-on encore douter des capacités de réformer l’école ?

Dans la lettre - P -
PrisonAlors que le gouvernement et beaucoup de français ne souhaitent évoquer ces sujets que par le « tout répressif » et la « tolérance zéro », DSK n’hésite pas à évoquer un sujet épineux, quasi tabou en France : l’état de ses prisons et de ses prisonniers. Lumières et libertés démocratiques sont une meilleure carte postale que notre système carcérale et pourtant nous sommes fréquemment montrés du doigt par les instances internationales chargées de veiller eux droits de l’homme dont nous n’hésitons pas à invoquer l’origine.
 
Mais un petit rappel des faits et de la situation s’impose : Plus de 60 600 détenus en 2006 en France. Une densité carcérale moyenne de 116 détenus pour 100 places - avec des pics à 238 détenus pour 100 places dans six établissements ! La surpopulation des prisons françaises va croissant, entraînant un flot d’effets dévastateurs : brutalisation, violence quotidienne, reproduction du système malfrat, anéantissement de l’individu dans sa dignité. A cela s’ajoute des conditions carcérales dégradantes : un détenu dispose en moyenne de 4,8 m, quand ce n’est pas de moins de 3 m, comme pour 20% d’entre eux. L’entassement de trois, voire quatre détenus, dans une cellule de 9 m est devenu une pratique courante, là où elle ne devait être qu’une dérogation ponctuelle à la loi. Cette situation place les personnels de l’administration pénitentiaire dans des conditions de pression psychologique souvent intenables. Ces conditions de travail pénibles, où le manque de personnel est patent, freinent le suivi individualisé des détenus, et diminuent, par conséquent, leurs chances de réinsertion. La surpopulation carcérale, dans tout ce qu’elle a d’inhumain et d’humiliant, constitue un terreau favorable à la récidive. Entrer en prison aujourd’hui, c’est apprendre à y retourner.
 
En effet, le tableau n’est pas joli joli, il s’agit alors de s’y attaquer et d’oser évoquer ces sujets ! DSK est là pour le faire. Il propose avant tout de revenir à « une place, une personne », soit 11 m. Mais la solution n’est pas dans la construction de nouvelles prisons. DSK souhaite voir les peines alternatives à l’incarcération se développer, en fonction du degré de gravité du délit : semi-liberté, placement à l’extérieur, contrôle judiciaire socio-éducatif, sursis avec mises à l’épreuve, travaux d’intérêt général. Multiplier les alternatives, c’est démultiplier les chances de réinsertion. Enfin, il veut mettre en place un suivi socio-éducatif individualisé des détenus pour favoriser la réinsertion.Repenser le système carcéral dans son intégralité, c’est enfin en finir avec le silence et les non-dits.
 
Dans la lettre - T -
Affiche socialisteDSK n’hésite pas à revenir régulièrement sur la notion de "3 socialismes", sa réflexion de fond sur l’idéologie de la politique qu’il aimerait mettre en oeuvre. Histoire de ne pas mélanger les torchons et les serviettes. Avis aux détracteurs de la pensée socialiste, le mousquetaire DSK est paré aux coups les plus vils ! Mais tentons de mettre au clair cette réflexion.
 
Tout d’abord, parlons du socialisme de la redistribution. Ce fut l’essence même de la politique socialiste depuis de longues années, ce socialisme là est synonyme d’Etat providence. Pour faire face au creusement des inégalités, DSK ne pense qu’à le renforcer mais n’hésite pas à souligner ses insuffisances. En effet, il fait le point sur les effets dévastateurs de ce socialisme qui a souvent eu tendance à légitimer, voire à aggraver les inégalités de départ. C’est une voie nouvelle que veut explorer DSK, une voie de la redistributivité engagée dans le capitalisme de son temps, mouvant et grandissant…
 
Arrêtons nous ensuite sur le socialisme de la production. DSK reste plus évasif et n’hésite pas à y mettre beaucoup de concepts et de mesures qui mériteraient de s’y attarder. Mais c’est avant tout le reflet d’une volonté de « mettre les mains dans le cambouis et d’attaquer les inégalités à leur racine, au niveau du système productif même. Cela voudrait dire qu’il faille s’intéresser aux régulations des licenciements économiques, à la sécurisation des parcours professionnels, ou encore à la législation sur les accidents de travail, etc…
 
Enfin, le socialisme de l’émancipation est le « projet » de DSK, son socialisme du XXIème siècle. N’ayons pas peur des mots. Il s’agit dorénavant d’agir a priori, d’attaquer les inégalités à la racine, avant même qu’elles ne se créent. Cette lutte est fondée sur un principe simple : il faut donner plus à ceux qui ont moins. Donner plus de capital public à ceux qui ont moins de capital social. C’est un grand retour aux services publics que nous proposons : le socialisme de l’émancipation passe par des réformes novatrices en matière d’éducation, de logement, d’urbanisme, de santé.
 
Socialisme de la redistribution, socialisme de la production, socialisme de l’émancipation : voilà les trois piliers sur lesquels DSK veut bâtir la social-démocratie française. Le réformisme de gauche n’est pas condamné à l’accompagnement social du libéralisme. Il peut et doit être un « réformisme radical ». Ses adversaires de la gauche n’ont qu’à bien se tenir ! 
 
Dans la lettre - D -
EntreprisesDominique Strauss-Kahn souhaite mettre l’intervention publique au service des territoires. Il estime que notre tissu industriel est menacé par des phénomènes de délocalisations et par une disparité de traitement selon les zones. C’est pourquoi il propose la création d’une agence de réindustrialisation et la mise en oeuvre d’un mécanisme de « nationalisations temporaires ».
 
En quoi consiste ce procédé ? La nationalisation temporaire des entreprises ayant besoin d’un apport en capital doit leur servir à surmonter une mauvaise passe. Son idée concernait d’abord les PME. Chaque année, une cinquantaine de ces entreprises ont besoin d’un relais en capital, que personne ne veut leur apporter. Il s’agit toujours de sommes modestes, 10 ou 20 millions d’euros. Récemment, le sort d’Alstom prouve qu’on peut élargir les nationalisations temporaires à de grands groupes stratégiques selon DSK.
 
Dans la lettre - L -

« Si le choix des militants se porte sur moi, je m’engage devant vous à me battre pour la mise en œuvre de l’égalité réelle des droits pour les personnes LGBT. » DSK –28 octobre 2005

La lutte contre les discriminations et pour l’égalité des droits des personnes LGBT (Lesbiennes, Gaies, Bi, Trans) sera, très certainement, l’un des thèmes forts de la prochaine campagne présidentielle.

Il est clair que seule la gauche, si elle l’emporte en 2007, aura le courage et la volonté politique d’engager les réformes législatives nécessaires.

Si demain nous gagnons les élections, nous devrons faire preuve de détermination et de responsabilité pour mettre en œuvre ces propositions.

Dominique Strauss-Kahn n’a pas attendu que ces questions entrent dans le champ médiatique pour formuler des propositions qui sont, aujourd’hui, largement partagées par la plupart des socialistes.

Parmi tous les candidat-e-s à la candidature socialiste, DSK a pris des positions très claires en faveur des droits des personnes LGBT, tout comme l’ont fait plusieurs représentants de la grande famille des sociaux-démocrates européens tels José Luis Zapatero en Espagne, ou nos amis socialistes belges.

Cet engagement s’inscrit dans une démarche politique globale : celle de l’égalité réelle.
En effet, si les textes législatifs ou constitutionnels proclament l’égalité, celle-ci n’est pas, loin s’en faut, la réalité vécue par celles et ceux qui se sentent discriminés, exclus socialement ou économiquement. Education, intégration, droits des étrangers, droits des personnes LGBT : autant de thématiques qui s’inscrivent dans cette recherche de plus de justice, d’égalité réelle des droits, de solidarité et de volonté de construire le socialisme de l’émancipation.

Le droit des personnes LGBT « interroge la République et ses valeurs »
Dès 2004, un groupe de travail sur les questions LGBT était créé au sein d’À Gauche en Europe. Dans la « lettre de mission » de ce groupe de travail, DSK indiquait clairement son approche de ces sujets :

« Bien plus qu’une simple réflexion en direction des personnes homosexuelles et transsexuelles, la question de la place des orientations sexuelles et de l’identité de genre interroge la République et ses valeurs. »

Il faut noter que, dès 2004, DSK n’envisageait pas d’échelle de valeur entre la notion d’orientation sexuelle et celle d’identité de genre. Dans cette même lettre, DSK proposait de structurer la réflexion de son groupe de travail selon deux axes :

1. celui de la lutte contre l’homophobie. Au-delà des dispositions législatives, dont un certain nombre ont été depuis adoptées, DSK rappelait avec raison qu’un « tel fléau (l’homophobie) doit nécessairement se doubler d’instruments de prévention. Il me semble indispensable de se pencher sur les moyens à mettre en œuvre, notamment dans l’institution scolaire et le monde de l’entreprise, pour lutter par la pédagogie contre les idées reçues et un retour à l’ordre moral. »

2. celui des droits civils et sociaux. Dans cette réflexion, rien n’était oublié des améliorations du PACS « jusqu’à l’étude des droits réservés jusqu’à présent aux hétérosexuels (mariage, adoption, procréation médicalement assistée notamment). »

Et de conclure que les « travaux seront guidés par le souci d’établir une égalité réelle entre genres, dans le respect de toutes les orientations sexuelles. »

24 juin 2004 : Colloque « À gauche en Europe » à l’Espace des Blancs Manteaux (Paris 4e)
Ce Colloque sur les questions LGBT est sans doute le premier organisé par une association non directement liée à la « sphère LGBT ». Devant une assistance nombreuse, le groupe de travail sur les questions LGBT a présenté son rapport. Abordant sans tabous l’ensemble des questions LGBT (lutte contre la LGBT-phobie, éducation, soutien aux associations, mariage, adoption, Assistance Médicale à la Procréation, délégation de l’autorité parentale) et intégrant dans sa vision l’ensemble des citoyen-ne-s, cette note de synthèse constitue le socle théorique d’une pensée ouverte sur le monde, en particulier sur l’Europe, et en phase avec les aspirations de la société française.

Les prises de position publiques de DSK (11 mai 2004)
Mais, DSK soutient-il les conclusions du groupe de travail d’À Gauche En Europe ? Il suffit pour s’en convaincre, de relire son interview à Libération, le 11 mai 2004.

À la question « Êtes-vous favorable à l’ouverture du mariage aux gays et à l’adoption par des couples de même sexe ? », une réponse simple « Oui ».

À la question « Sur l’adoption par un couple homosexuel, c’est oui, ou peut-être ? », la réponse est aussi claire : « Posé comme cela, pour moi, c’est oui. C’est oui car il faut aller au bout de la lutte contre les discriminations : un couple homosexuel doit avoir les mêmes droits qu’un couple hétérosexuel, y compris au regard de l’adoption. »

Et enfin, à la question, « La question des droits des homosexuels est-elle une question à part pour vous ? », une réponse limpide « Non, elle est indissociable de l’avancée des libertés dans notre société. Les pays du nord sont en avance, tant sur le mariage que sur l’adoption, comme en Suède. L’exemple espagnol, avec l’annonce de José Luis Zapatero sur le mariage des couples homosexuels, apporte la preuve que, même dans les pays du sud plus traditionalistes, quand la gauche est au pouvoir, elle peut faire avancer les choses. »

Les actions concrètes de DSK
DSK aurait pu se contenter de l’excellent travail d’ À Gauche en Europe et de ses courageuses prises de position, mais depuis mai 2004, son engagement sur ces questions n’a pas faibli. Il est en première ligne dans la lutte contre les discriminations et pour l’égalité des droits.

Parmi ses actions concrètes et ses initiatives :

1. il a confirmé qu’il était favorable à l’homoparentalité en signant la préface du livre de Martine Gross et Mathieu Peyceré « Fonder une famille homoparentale », dans laquelle on trouvera cette très belle phrase « Fonder une famille, transmettre une histoire, des valeurs — ce projet de vie — doit pouvoir être accessible sans discrimination. Les enfants ne doivent pas être privés de la possibilité d’avoir deux parents responsables au motif qu’ils sont de même sexe. »

2. il a été l’un des tout premier membre de la direction nationale du PS à signer la contribution d’Homosexualités et Socialisme au Congrès du Mans, donnant à cette contribution qui reprend une grande partie des revendications des personnes LGBT, un écho et une force décuplés.

3. il a été, en juin 2004, l’un des premiers signataires de la pétition pour l’instauration d’une journée mondiale de lutte contre l’homophobie, initiée par Louis-Georges Tin.

4. depuis 2004, DSK participe à la Marche des Fiertés, et en profite pour rencontrer, une à une, les associations qui défilent à l’occasion de cette journée de manifestation festive, point d’orgue annuel des revendications LGBT. En 2006, DSK était présent sur le char du PS avec les militant-e-s socialistes.

5. à l’occasion d’un Colloque européen organisé par HES, DSK devant un parterre de militants LGBT socialistes européens a affirmé, dans un anglais parfait, « Homophobie, mariage pour les couples de même sexe, adoption et procréation médicalement assistée possibles pour les homosexuels, seuls ou en couple, question trans… Autant de sujets sur lesquels je me suis exprimé. Pour moi, une fois n’est pas coutume, c’est oui ! Un oui sans ambiguïtés » et de conclure : 

« Le programme de la candidate ou du candidat du parti socialiste pour 2007 ne pourra passer sous silence le mariage et l’adoption. Si le choix des militants se porte sur moi, je m’engage devant vous à me battre pour la mise en œuvre de l’égalité réelle des droits pour les personnes LGBT. »

6. enfin, dans une tribune dans Libération avec Christian Saout, président d’Aides, DSK prend des positions fortes dans la lutte contre le vih/sida. Soutien à la prévention en France à l’école : « Il s’agit donc de développer une approche globale d’éducation à la santé, à la sexualité et à la contraception et de sensibilisation aux risques en direction des jeunes, au sein même des programmes scolaires. » mais aussi, plus généralement, dans la société « il s’agit d’adapter les actions en fonction des environnements culturels et sociaux et des populations : jeunes, homosexuels, femmes, populations migrantes ». Lutte contre les discriminations liées à l’état de santé. Lutte contre l’épidémie au niveau mondial, aide aux pays lourdement touchés « Notre pays n’agit pas à la hauteur de l’urgence de la situation : la contribution française à la lutte mondiale contre le sida doit encore sensiblement augmenter. » et enfin soutien à la recherche.

 Contributeur : Patrick, du blog de soutien LGBT à DSK.

 

Dans la lettre - A -

Certains les nomment « bras droits » (puisque le gauche est en l’occurrence occupé par Anne Sinclair), d’autres les appellent encore « lieutenants ». Ils sont les personnalités médiatiques de second plan (rien de péjoratif), populaires et penseurs à la fois, ils alimentent autant la campagne de pub du présidentiable que son think-tank privatif. Ils essuient les plâtres, arrondissent les angles, partent au front comme les récentes interventions de Michel Rocard. Chauffeur de salles, ils se font l’écho militant et surtout la voix des silences de rigueur du candidat à la candidature. Mais en ce qui concerne DSK, qui sont-ils vraiment ?

Pour en savoir plus, étudions les liens principaux du portail Socialisme et Démocratie, le courant de DSK. On peut d’entrée remarquer une parité à faire pâlir le parti socialiste lui-même puisque nous retrouvons trois femmes et deux hommes : Nicole Bricq, Catherine Trautmann, Catherine Guy-Quint, Pierre Moscovici et Jean-Christophe Cambadélis. Des acolytes européens, des élus de la ruralité et urbains, beaucoup d’économistes et de gestionnaires, voilà le visage de ceux qui épaulent Dominique Strauss-Kahn dans son combat.

Enfin, mention spéciale pour Michel Rocard, l’électron libre de la formation socialiste, vieux sage et européen convaincu, il se permet de grands écarts en faveur d’une critique ouverte de la candidate désignée par les sondages, se faisant ainsi le chantre du blockbuster de la rentrée socialiste : « Autant en emporte le vote… »

Dans la lettre - E -
EuropeCaractère profondément ancré en la personnalité et dans les projets de DSK. Animé par la volonté de construire une Europe politique, une Europe ancrée à gauche. Le projet européen est au coeur de la démarche de DSK car un moyen de contrer le cours libéral de l’Europe. Déçu par le "non" français, alors qu’il soutenait activement le "oui" au travers de moyens innovants, DSK pense que le second souffle français passe aujourd’hui par un renouveau français.
Dans la lettre - B -
Tony blairAccusé de "blairiste", DSK y voit dans son dernier ouvrage, un véritable moyen de pression de la part de la "gauche de la gauche", un motif d’excommunication de la famille socialiste. Etiquette et caricature, DSK refuse l’amalgame et demande de faire un portrait objectif et complet de la politique menée par Tony Blair, héritier d’un thatchérisme ravageur et aggressif.
 

Dans la lettre - S -

SoutienAttaqué à coups de sondages et pressions médiatiques ségocentralisées, DSK se rabat sur une visiblité plus éparse tentant de noyer la ségosphère et les autres tentatives des candidats à la candidature en établissant une sorte de nébuleuse autour de moyens divers et variés.


Le soutien en faveur de DSK se décline ainsi en comités, en appel et formulaire à remplir en ligne et en une myriade de blogs et sites personnels se faisant l’écho d’une personnalité, d’un projet.

Le soutien comme affirmation, comme légitimité et comme ambition en ce qui concerne notre candidat. Une démonstration de force pour un maillage serré sur l’ensemble du territoire, réel autant que virtuel…