Certains les nomment « bras droits » (puisque le gauche est en l’occurrence occupé par Anne Sinclair), d’autres les appellent encore « lieutenants ». Ils sont les personnalités médiatiques de second plan (rien de péjoratif), populaires et penseurs à la fois, ils alimentent autant la campagne de pub du présidentiable que son think-tank privatif. Ils essuient les plâtres, arrondissent les angles, partent au front comme les récentes interventions de Michel Rocard. Chauffeur de salles, ils se font l’écho militant et surtout la voix des silences de rigueur du candidat à la candidature. Mais en ce qui concerne DSK, qui sont-ils vraiment ?

Pour en savoir plus, étudions les liens principaux du portail Socialisme et Démocratie, le courant de DSK. On peut d’entrée remarquer une parité à faire pâlir le parti socialiste lui-même puisque nous retrouvons trois femmes et deux hommes : Nicole Bricq, Catherine Trautmann, Catherine Guy-Quint, Pierre Moscovici et Jean-Christophe Cambadélis. Des acolytes européens, des élus de la ruralité et urbains, beaucoup d’économistes et de gestionnaires, voilà le visage de ceux qui épaulent Dominique Strauss-Kahn dans son combat.

Enfin, mention spéciale pour Michel Rocard, l’électron libre de la formation socialiste, vieux sage et européen convaincu, il se permet de grands écarts en faveur d’une critique ouverte de la candidate désignée par les sondages, se faisant ainsi le chantre du blockbuster de la rentrée socialiste : « Autant en emporte le vote… »