Alors que pour certains, c’est une "fabrique de crétins" qui vient de rouvrir ses portes en ce début septembre, Dominique Strauss-Kahn ne laisse aucun doute sur sa vision de l’école. Lui aussi refuse la langue de bois et remet en cause l’égalité formelle pour passer à l’égalité réelle en s’attaquant directement à la racine des inégalités. Pour cela, une seule solution : concentrer les moyens pédagogiques sur les élèves qui en ont le plus besoin. Mais il n’hésite pas non plus à souligner ce que peu admettent, pour s’attaquer aux inégalités, il ne faut pas s’y prendre avec le dos de la cuillère, mais bel et bien en faisant en sorte que l’Education nationale redevienne la première priorité budgétaire de la nation. Une position claire, symbole de la volonté de DSK de fonder une vision d’avenir.
Renforcement budgétaires, aides en ZEP, personnel supplémentaire en CP, démocratisation de l’entrée dans le supérieur, orientation et professionnalisation des parcours accentuées : avec tant de moyens comment peut-on encore douter des capacités de réformer l’école ?



Il s’est récemment prononcé pour un maintien de la carte scolaire et surtout sa mise oeuvre plus stricte.
“Les Français considèrent que ça leur casse les pieds” de ne pas pouvoir choisir l’école de leurs enfants. Mais, a-t-il dit, “si on se contente de relayer” cette grogne, “on oublie l’intérêt général” car “l’intérêt général, ce n’est pas la somme des demandes individuelles.”
Comment par Alice — September 11, 2006 @ 7:48 am